L'Algérie fait tourner deux mondes de change en parallèle.
La Banque d'Algérie fixe un taux officiel chaque jour ouvré. C'est le taux qui s'applique aux importations de l'État, aux transactions publiques, aux transferts traités par les banques et à la plupart des flux financiers légaux. Il bouge lentement — la banque centrale le pilote.
Le taux parallèle est celui qu'un particulier obtient dans un bureau de change ou dans la rue en convertissant des dinars en euros ou dollars. Il bouge plus vite, reflète la rareté, et se situe généralement 40 à 80 % au-dessus du taux officiel.
Pour les sociétés algériennes cotées, l'écart compte. La plupart gagnent en dinars mais achètent des importations facturées en devises. Un écart qui s'élargit comprime les marges. Le bandeau supérieur affiche les deux, et la variation à 30 jours dit si l'écart se creuse ou se resserre.